A votre avis, ça pèse combien un crayon ?

A votre avis, ça pèse combien un crayon ?

 

Je ais pas vous mais moi, depuis quelques jours, j’ai l’impression que ça s’apprécie en tonnes.

 

A partir du moment où le moindre geste vous fait ruisseler comme au sortir du bain, au point de songer sérieusement à ne jamais le quitter, le bain, il est tout de même raisonnable de se dire que quelque chose ne tourne pas rond sur cette terre.

 

Non ?

 

Rendez-vous compte ! La gravité est devenu incontrôlable ! Tout est « pouâte », c’est-à-dire d’un poids moite. Moi-même, j’ai une peine dégoulinante à me dégager de la chaise qui m’a temporairement supporté sans un bruit de succion dorsale particulièrement ignoble et humide. Et du coup, je m’interroge : sommes-nous arrivés sur le pas de la porte de l’entrée de l’antichambre de l’enfer? Ces signes avant-coureurs et fortement pesant ne sont-ils pas autant de feux de détresse qui nous avertissent de l’imminent cataclysme qui va nous tomber sur la cacahouète avec l’ardeur d’un CRS à qui l’on donne l’ordre de charger après trois heures d’attente sous les quolibets, les injures et les projectiles malodorants déversés par une horde de Pas-Content en ébullition ?

 

Que faire ?

 

Comment éviter cette tragédie, ce funeste avenir, ce coup d’arrêt fort peu cool et réellement désagréable ?

 

Mais après tout, crénom de sort ! Que nous reproche-t-on ? Que cherche-t-on à nous faire comprendre ? Pourquoi s’entête-t-on à nous obliger à nous tapir dans ce théâtre jusqu’aux heures clémentes des fraîcheurs du soir ? On nous empêche de sortir ! De quitter les lieux, l’endroit, le nid !

On nous force à rester, quoi !

 

Autant se l’avouer, en toute simplicité, je ne serais pas étonné qu’une force supérieure, impérieuse et bougrement intelligente ne souhaite fermement ne pas nous voir nous éloigner d’ici, sous peine de nous noyer sous la chaleur, l’asphyxie et les flots de suées torrentielles qui en découlent. Ce qui est dégueulasse. Ça me laisse songeur et perplexe.

 

Cela mérite réflexion.

 

Je crois que je vais retourner sur la terrasse, juste en bas, à l’ombre d’un parasol, méditer à tout cela en m’accompagnant d’une coupe Danemark débordant de chantilly.

 

Tout cela mérite tant d’attention…

 

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