C’est reparti!

Pitoëff est envahi !

Depuis quelques jours, une horde surpeuplée de citoyens affamés de culture et de convivialité ne cesse d’occuper les lieux. Le changement est terrassant ! Eh, oui ! La Bâtie a pris possession du bâtiment et c’est un grand coup d’air qui décoiffe cette vieille maison, qui la fait résonner, bruisser des conversations, des musiques, des rires et des cris. Tout cela la nourrit, lui donne une énergie particulière et féconde. Et c’est bien. S’il n’y avait qu’un souhait à avoir pour cette maison, c’est qu’elle soit pour longtemps encore un lieu d’accueil pour cette foule bigarrée et assoiffée de culture et de questions.

Quant à nous, tout va bien. Malgré le fait que, malheureusement, nous ne participions pas à toute cette animation, pour nous aussi, c’est reparti !

En effet, voilà une semaine que nous avons repris les répétitions de Zorba.

Je vous avoue que je m’attendais à une reprise plus laborieuse. Ben oui, ça fait quasiment deux ans que nous avions dit au revoir à nos personnages. Zorba, le Patron, Bouboulina étaient repartis se balader sur les plages grecques et crétoises pour voir si, ailleurs, l’eau y était plus bleue et nous avaient laissés sur le rivage empêtrés dans notre quotidien. L’équipe avait rangé ses costumes aux quatre coins du théâtre. Fort peu scrupuleusement d’ailleurs. Peut-être fallait-il voir dans ce manque apparent d’ordre un sursaut de révolte, un refus de point final à cette aventure. Comme lorsqu’on laisse traîner un truc à la maison car on va sûrement en avoir besoin prochainement. D’ailleurs, mine de rien, les éminents membres de l’équipe venaient de temps à autre vérifier que tout était là, que tel accessoire était bien à la place où il n’avait pas été rangé et que telle veste somnolait bien sur son cintre à côté de la penderie. Et surtout, tous sont venus se rassurer en recevant la confirmation que tout recommencerait bientôt, sans cesser toutefois de décompter les jours, les heures qui les séparaient de cette reprise. Mais cette fois, ça y est. C’est reparti ! Et au quart de tour ! L’énergie, la conviction et le plaisir sont omniprésents. Et là, c’est que du bonheur !

D’accord, d’accord ; en tant que metteur en scène de cette pièce, il y a forcément chez moi un tout petit peu de parti-pris, à la manière d’un papa qui s’extasie devant son enfant et qui en parlerait forcément en bien ; en mieux. C’est possible. C’est probable. C’est sûr. Mais à cette hypothèse, j’opposerais le plaisir militant de tous les participants à ce redémarrage ; plaisir qui, forcément, sera contagieux.

Faites-nous confiance !

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