Zorba

Voici une bonne dizaine de jours que Zorba se dresse à nouveau sur notre plateau. Bourrasque venue du sud, il reste ce héros incertain et imprévisible que l’on redoute de rencontrer et qu’on aspire à avoir pour frère.
Zorba, c’est une liberté à taille d’homme et au cœur d’artichaut. Et ça nous va.
Et pas qu’à nous, d’ailleurs. Nous, cette équipe de grands benêts qui vole ce plaisir vorace de raconter cette histoire d’un désastre grandiose. Pas qu’à nous, disais-je ! En effet, une magie particulière opère ici. Une alchimie qui touche certains spectateurs et leur met de la buée au coin des yeux, un éclat de rire en bouche et du soleil au ventre. Pas tous, bien sûr. Plutôt que de franchir le seuil de cette histoire de danse et d’appétit, y a en a des qui préfèrent rester sur le pas de porte, préfèrent disserter de loin ou préfèrent encore se contenter d’un pittoresque méditerranéen qui n’existe que dans le souvenir de leurs dernières vacances.
Tant pis pour eux. Nous, ça va ! Et ça va même bien. Je sais pas vous, mais moi, si faire du théâtre, c’est ce bonheur-là, de jouer, de raconter, d’être ensemble et de partager cette histoire, finalement, après tout et pour tout dire, je crois que je signe pour mille ans !

Miguel F.-V.

 

De la scène, pendant la pièce, on entend le public rire, souvent et beaucoup. Et, après le spectacle, les gens viennent nous remercier, parce qu’on les a touchés.
Et pourtant, je continue à croire que le texte de Zorba est avant tout philosophique…
Alors, là ! Serait-il possible qu’un texte philosophique puisse faire rire et émouvoir ?
Eh, oui ! Il semble bien que ça soit possible !

Gilles D.

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