Autour de... "Le Procès de Shamgorod"

mercredi 14 novembre à l’issue de la représentation
Rencontre, discussion et échange.
Modérateur: Eric Eigenmann, dramaturge et professeur de la faculté des lettres
Intervenants: 
. François Garaï, rabbin de la communauté israélite libérale
. Karel Bosko, historien, professeur, collèges de Genève et université
. Roland Benz, pasteur


horaires
lundi relâche
mardi, mercredi 19h00
jeudi, vendredi et samedi 20h30*
dimanche 17h00

du 2 au 25 novembre 2007

Le Procès de Shamgorod

d'Elie Wiesel



par le Théâtre en Cavale


Mise en scène : Miguel Fernandez - V. 
Avec Dimitri Anzules, Georges Brasey, Patrick Brunet, Michel Favre, Serge Martin, Fanny Pelichet, Valentine Sergo, Daniel Wolf
Scénographie et création lumières : Michel Faure
Costumes : Cédric Neuschwander
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Acte II
-    Pour la pièce suivante, je vous demande un minimum                    d’attention et de respect. Nous changeons complètement de            registre et de lieu. Il s’agira du Procès de Shamgorod d’Elie            Wiesel.
-    Wiesel? Le philosophe?
-    Le journaliste, romancier, conférencier, prix Nobel et philosophe      Elie Wiesel, oui.
-    Alors ça! Et il a écrit Le procès de Shamgorod?
     Qui c’est, Shamgorod?
-    Il s’agit du nom d’un village, ignorant!
-    Non mais! Restez poli!
-    Alors cessez de m’interrompre!
-    Et de quoi ça cause, votre procès?
-    Voici: trois baladins juifs débarquent à Shamgorod pour célébrer      et fêter Pourim avec la communauté juive du coin.                        Malheureusement, un pogrom vient d’avoir lieu et les seuls juifs        survivants sont Berish l’aubergiste et sa fille Hannah. Les                accompagnent également Mariah, la servante, qui a été épargnée      parce que chrétienne. De colère, Berish va profiter de la                présence des trois baladins pour juger Dieu, pour lui demander        des comptes et qu’il explique pourquoi il a laissé faire.
-    Ça a l’air très sérieux comme pièce.
-    Ça l’est. Mais avec assez d’humour, d’humanité et de rage pour        se savoir concerné.
-    Je serais concerné?
-    Le contraire serait affligeant.
-    Mais je n’ai rien à voir avec ça, moi! Je n’étais même pas né. Je      n’y suis pour rien!
-    Qui l’est?
-    Je suis innocent! J’ai rien fait!
-    Je sais mon vieux, je sais. Vous n’avez rien fait,et vos parents        non plus. C’est sans doute là le
     problème.
-    Et vous? Vous avez rien fait non plus, vous!
     C’est vrai. Mais je raconte l’histoire…